Créer de nouveaux imaginaires depuis les paysages abandonnés ou saturés par l'industrialisation.
11/12/2023


Le manuel de chimie était rédigé en russe, langue encore largement pratiquée dans le pays. Il rappelait que l'Arménie et l'Azerbaïdjan avaient déjà partagé la même langue et appartenu aux mêmes frontières.
En 2020, l'offensive azerbaïdjanaise sur le Haut-Karabagh réveillait le conflit entre les deux pays revendiquant la souveraineté du territoire.
A Gandja, deux ans plus tard, il restait de la contre-offensive arménienne un quartier bombardé au cœur de la ville, sur lequel je tombais par hasard.












"Vive la patrie ! Le Karabagh est azerbaïdjanais !"
En Azerbaïdjan, le slogan était partout.
Il m'était difficile de déterminer le rôle exact de ce quartier, tant le récit national azerbaïdjanais était militarisé.
Y avait-il une vocation mémorielle ? De propagande ? Y avait-il un projet de reconstruction ?
Au milieu des ruines, des enfants m'interpellaient.
Careful with your phone. The police is around.
Je ne pouvais donc pas prendre de photos. Ma présence semblant susciter de la méfiance, je décidais de m'éloigner des maisons. Je déambulais dans le parc paysager qui les jouxtait et reçevais, ici encore, des regards interrogateurs.





Le lieu n'était présenté que par un panneau qui commémorait les victimes des bombardements. J'apprendrai que, quelques mois après mon passage, les maisons avaient été démolies et un complexe mémoriel avait été inauguré.

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