Créer de nouveaux imaginaires depuis les paysages abandonnés ou saturés par l'industrialisation.
21/07/2022

Les chevalets se balançaient de gauche à droite, en rythme, pour extraire le précieux hydrocarbure qu'acheminaient les pipelines sous-marins.
Il m'avait fallu à peine une heure pour traverser le petit pays d'est en ouest, de Bandar Seri Begawan à Seria. J'avais conduit le long des côtes. Le pays ne comptait que 160 kilomètres de littoral, bordé par la mer de Chine.

Sur des panneaux, des extraits du Coran

C'était sur la côte de Seria que le premier puits de pétrole avait été découvert en 1929 : le "S-01".
D'autres installations se devinaient à travers la dense végétation tropicale.
La ville, qui comptait aujourd'hui 2,700 habitants, était encore aujourd'hui largement aménagée pour les ouvriers du pétrole.


Le pétrole était exploité par Brunei Shell Petroleum, un partenariat entre la multinationale et l'Etat de Brunei Darussalam.
La baie de Seria était en réalité dominée par d'autres installations de Brunei Shell Petroleum, cette fois-ci culturelles. Le Seria Lab Energy* était un musée dont les expositions concernaient les procédés d'extraction du pétrole brunéien. Les photographies y étaient interdites.
*"Oil and Gas Discovery Centre" à l'époque de la visite
Plus loin, le monument du milliard de barils avait été inauguré en 1991.
Des gravures me rappelaient les fresques sur l'île de Pirallahi en Azerbaïdjan, près des champs pétrolifères.
Elles illustraient les étapes de l'exploitation de l'or noir et lui donnaient, comme en Azerbaïdjan, des airs d'épopée.



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